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Jeudi 31 Octobre 2013

Visite du ministre français de l'Economie et des finances au Maroc

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Visite du ministre français de l'Economie et des finances au Maroc

Le Maroc, "un modèle qui démontre qu'il est possible de réformer dans le consensus et la stabilité"

"Le Maroc constitue aujourd'hui un modèle qui démontre qu'il est possible de réformer dans le consensus et la stabilité", a affirmé le ministre français de l'Economie et des finances, Pierre Moscovici, relevant que "c'est un motif d'espoir pour toute la région".

Le processus de réformes ambitieuses "engagé depuis plusieurs années, sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, a permis, bien avant le début des printemps arabes, de répondre aux aspirations de la population à davantage de liberté et de dignité", a indiqué M. Moscovici dans un entretien publié lundi sur le site de l'hebdomadaire français "La Nouvelle usine".

Le ministre français, qui a effectué la semaine dernière une visite de travail dans le Royaume, a affirmé avoir transmis un message de confiance aux chefs d'entreprise marocains, réitérant la pleine disponibilité de la France à accompagner le Maroc dans ses efforts de développement.

"Du fait du partenariat d'exception qui existe entre nos deux pays, le Maroc fait précisément partie des priorités" de la France, a-t-il dit, relevant que son pays reste "disponible pour accompagner de nouveaux projets de développement et d'infrastructures dans ce pays, notamment dans les domaines des énergies renouvelables et des transports publics".

"Le Maroc est un marché attractif pour les entreprises françaises, mais il est aussi pour elles un levier de compétitivité significatif", a-t-il encore dit, se disant convaincu que "les investissements français au Maroc ne sont pas seulement bénéfiques pour le Maroc, mais qu'ils peuvent également avoir des retombées positives pour l'économie française et les entreprises concernées en termes de recherche et développement, d'emplois, de balance des paiements".

"S'agissant d'un pays aussi proche, les complémentarités entre implantations en France et au Maroc sont très fortes et il faut donc parler de co-localisation et de partenariat gagnant-gagnant", a insisté le responsable français, soulignant que "les exemples de co-localisation réussies au Maroc ne manquent d'ailleurs pas".

Il a d'autre part estimé que "le développement des PME à l'international constitue en effet un réservoir de croissance significatif pour nos deux économies, que nous n'exploitons pas encore à la mesure de son juste potentiel".

Evoquant les négociations en cours entre le Maroc et l'UE pour la conclusion d'un accord de libre-échange complet et approfondi, M. Moscovici a indiqué que l'objectif de la France est d'aboutir à un accord "gagnant-gagnant" qui se traduise, d'un côté, par un accroissement des débouchés et de la sécurité juridique des investissements des entreprises européennes au Maroc, et de l'autre, par un meilleur accès au marché européen pour le Maroc. 

Le ministre français a en outre réitéré la volonté de la France de mieux se positionner sur les secteurs stratégiques pour le développement du Maroc, soulignant que son pays est conscient qu'il "doit sans cesse innover et s'adapter à un pays en pleine évolution si il veut y conserver son statut de partenaire de référence".

 

"Le Maroc a une réelle plus-value à apporter aux groupes français dans leur développement vers l'Afrique", a-t-il conclu.

La France et le Maroc ont un potentiel extraordinaire de coopération et de partenariat au niveau des marchés africains

La France et le Maroc disposent d'un énorme potentiel de coopération et de partenariat au niveau des marchés africains qui se caractérisent par d'énormes besoins en matière de développement et des chantiers d'envergure, a déclaré, vendredi à Marrakech, le ministre français de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

"L'Afrique est un continent d'avenir appelé à connaitre un essor inédit, avec une population d'un milliard d'habitants, des besoins énormes de développement dans divers secteurs. Nous avons (la France et le Maroc) des atouts considérables pour la conquête des marchés africains sur des bases efficaces et positives'', a dit M. Moscovici dans une déclaration à l'occasion de sa participation à la conférence inaugurale de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech.

"Nous avons pour ça des atouts, justement nos relations historiques et l'appartenance à l'espace francophone. On peut construire toute une série de partenariats offensifs et positifs pour la conquête des marchés africains. L'on peut citer notamment les secteurs de l'agroalimentaire, de la finance et l'aéronautique et bien d'autres encore", a-t-il dit.

Et d'assurer que lors de ces entretiens avec les différents responsables marocains, il a pu constater un intérêt particulier pour cette coopération. "Beaucoup d'entreprises françaises et marocaines sont déjà présentes en Afrique, on a des atouts considérables à faire valoir ensemble sur le continent", a-t-il relevé.

Evoquant la nouvelle orientation de la France dans sa vision de l'Afrique, M. Moscovici a assuré qu'il est ''loin le temps où l'on disait que l'Afrique n'est pas entrée dans l'histoire''. ''L'Afrique, avec son potentiel et sa dynamique, fait l'histoire. C'est un continent d'avenir. Il faut sortir de cette vision néocolonialiste qui n'a aucun sens aujourd'hui et considérer l'Afrique avec regard positif'', a-t-il plaidé.

Lors de son intervention à la conférence, M. Moscovici a souligné que la France, qui est en train de refonder et réinventer ses relations avec l'Afrique, et le Maroc, qui occupe une position stratégique sur le continent, ont des ambitions à partager et des opportunités de donner de nouvelles perspectives à leur partenariat.

"La France a besoin de s'appuyer en Afrique sur une puissance régionale stable et capable d'unir ses talents à ceux de la France, il y a une carte à jouer en termes de relais régional. Le Maroc, pays émergent, qui dispose d'infrastructures solides, de pôle d'excellences dans l'industrie et les services et qui est pleinement intégré dans le marché régional et mondial, tient une place privilégiée au niveau du continent'', a-t-il dit à ce sujet.

Concernant la thématique de son intervention devant les étudiants ''Jeunesse et entreprenariat'', le ministre français a insisté sur le rôle de la formation et sa nécessaire adéquation avec les besoins des marchés de l'emploi. ''Je veux dire aux jeunes qu'ils sont au centre de nos préoccupations et par-delà les doutes et les inquiétudes en ces temps de crise où le chômage des jeunes dépasse les 20 pc, il y a cette formidable capacité de créativité et d'innovation qui permettra aux jeunes de trouver leur place dans le monde de demain'', a-t-il dit.

Lors de son intervention devant des centaines d'étudiants, M. Moscovici a affirmé, à ce sujet, que les entreprises françaises au Maroc ont développé une réelle dynamique en matière de formation des jeunes et de transfert des technologies citant les exemples du secteur de l'aéronautique et de l'industrie automobile où des entreprises françaises disposent de leur propres unités de formation.

Il a aussi évoqué les milliers d'étudiants marocains qui poursuivent leurs études en France et qui rentrent souvent au pays, après une expérience professionnelle dans l'hexagone leur permettant d'acquérir un précieux savoir-faire et des compétences qui serviront finalement au développement de l'économie du Royaume.

''Nous voulons que le Maroc, qui dispose d'une compétitivité remarquable, soit le pays d'application prioritaire de la stratégie française de co-localisation industrielle. L'objectif est de faire en sorte que tout investissement français au Maroc soit bénéfique aussi bien à l'économie locale qu'à la compétitivité en France avec un effet de retour et de partage de la valeur ajoutée'', a-t-il ajouté.

''Nous voulons que la coopération entre les deux pays soit porteuse de nouveaux horizons et perspectives pour les jeunes qui seront, à l'avenir, aux commandes de ce partenariat privilégié'', a-t-il dit.

M. Moscovici intervenait devant de nombreux étudiants dans le cadre de la Conférence inaugurale de la rentrée 2013-2014 de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech tenue sous le thème ''Jeunesse et Entreprenariat''.

La conférence, qui a été modérée par le président de l'Université Cadi Ayyad, Mohamed Miraoui, s'est déroulée en présence du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, Lahcen Daoudi, de l'ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries, des membres de la communauté française au Maroc et de nombreux enseignant-chercheurs.

Le Maroc et la France déterminés à renforcer leurs relations économiques

Le ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, et le ministre français de l'Economie et des finances, Pierre Moscovisci, ont réaffirmé la volonté des deux pays de passer à la vitesse supérieure en matière de coopération économique.

A l'issue de leurs entretiens, vendredi à Casablanca, les deux responsables ont déclaré à la presse qu'ils sont animé par l'ambition de passer d'une phase d'émergence commune à une nouvelle étape de prospection des potentiels économiques prometteurs dont regorge le continent noir.

Ils ont également relevé que le Maroc et la France ont des potentiels non encore exploités, nécessitant ainsi d'accélérer les investissement pour renforcer davantage les relations économiques excellentes entre les deux pays.

Dans ce cadre, ils ont souligné la forte présence des entreprises françaises au Maroc, qui oeuvrent avec leurs homologues marocaines pour renforcer davantage la compétitivité économique des deux pays.

A cet effet, M. Moscovisci a invité M. Elalamy à effectuer une visite à Paris le 4 décembre prochain, où une réunion élargie aura lier en marge du sommet Afrique-France réunissant les entrepreneurs de la France et ceux des pays africains, dont le Maroc qui, selon le ministre français, occupe une place "distinguée".

36 des 40 grandes entreprises du CAC 40 sont présentes au Maroc

Le ministre français de l'Economie et des Finances, M. Pierre Moscovici, s'est félicité, vendredi à Marrakech, de l'excellence des relations économiques multiformes entre la France et le Royaume dont atteste la présence au Maroc de 36 grandes entreprises françaises du CAC-40 et près de 700 filiales d'entreprises françaises qui emploient près de 120.000 personnes.

M. Moscovici qui intervenait à la conférence inaugurale de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech, a souligné que, compte tenu des liens privilégiés entre les deux pays, le Maroc est devenu la première destination des investissements de la France en Afrique et que l'Hexagone est le premier bailleur de fonds bilatéral du Royaume et son premier client et fournisseur. ''A elle seule la France verse 60 pc de l'aide publique nette reçue par le Royaume de la part des pays de l'OCDE", a-t-il dit.

Au sein de la droite comme la gauche, les responsables politiques français estiment que ''le Maroc n'est pas un pays comme les autres'' compte tenu notamment des liens historiques et du devoir de mémoire pour la participation de dizaines de milliers de soldats marocains à la libération de la France, a-t-il relevé, soulignant l'importance aussi la dimension humaine de ces relations avec près d'un millions de Marocains établis en France et 80.000 Français vivant au Maroc et qui constituent l'une des plus importantes communautés françaises à l'étranger.

Le ministre français a plaidé pour capitaliser sur les acquis de ce partenariat mutuellement bénéfique et insisté sur le volet de la formation et du transfert des technologies.

M. Moscovici, qui intervenait devant des centaines d'étudiants, a affirmé que les entreprises françaises au Maroc ont développé une réelle dynamique en matière de formation des jeunes et de transfert des technologies, citant les exemples du secteur de l'aéronautique et de l'industrie automobile.

''Nous voulons que ce partenariat soit porteur de nouveaux horizons et perspectives pour les jeunes qui seront à l'avenir aux commandes de ce partenariat privilégié'', a-t-il dit.

''Nous voulons que le Maroc, qui dispose d'une compétitivité remarquable, soit le pays d'application prioritaire de la stratégie française de co-localisation industrielle. L'objectif est de faire en sorte que tout investissement français au Maroc soit bénéfique aussi bien à l'économie locale qu'à la compétitivité en France avec un effet de retour et de partage de la valeur ajoutée'', a-t-il expliqué.

D'autre part, le ministre français a estimé que ce partenariat privilégié est très porteur de potentiel au niveau du continent africain. La France qui est en train de refonder et réinventer ses relations avec l'Afrique, et le Maroc qui occupe une position stratégique sur le continent, ont des ambitions à partager et des opportunités de donner de nouvelles perspectives à leur partenariat.

Cette ambition est déjà à l'oeuvre avec des groupes français qui ont une stratégie de localisation au Maroc de fonction régionale ou internationale. C'est une voie d'initiatives conjointes qui s'offre pour les entreprises françaises et marocaines en direction de certaines régions du continent où elles ont des atouts à faire valoir, a-t-il expliqué, citant l'exemple édifiant du secteur des banques et celui de l'agro-alimentaire.

''La France a besoin de s'appuyer en Afrique sur une puissance régionale stable et capable d'unir ses talents à ceux de la France, il y'a une carte à jouer en terme de relais régional. Le Maroc, pays émergent, qui dispose d'infrastructures solides, de pôle d'excellences dans l'industrie et les services et qui est pleinement intégré dans le marché régional et mondial, tient une place privilégiée au niveau du continent'', a-t-il dit à ce sujet.

Au niveau des relations Maroc-UE, le ministre a assuré que le Statut avancé du Royaume est une démarche qui se poursuit toujours et que la France est pour un partenariat fort entre le Maroc et l'espace européen avec l'Hexagone comme tête de pont de ce partenariat, a-t-il assuré.

Et de rappeler aussi l'engagement du gouvernement français pour l'espace méditerranéen où les deux pays ont un rôle de premier plan à jouer. ''L'idée de développer de l'espace méditerranéen n'est pas fondée sur la défiance ou la recherche d'une zone d'influence pour le leadership français. C'est un projet d'intégration régionale, de développement et de raffermissement des liens entre les deux rives de la méditerranée'', a-t-il expliqué.

M. Moscovici intervenait devant de nombreux étudiants dans le cadre de la Conférence inaugurale de la rentrée 2013-2014 de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech tenue sous le thème ''Jeunesse et Entreprenariat''.

La conférence, qui a été modérée par le président de l'Université Cadi Ayyad, M. Mohamed Miraoui, s'est déroulée en présence du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, M. Lahcen Daoudi, de l'ambassadeur de France au Maroc, M. Charles Fries, des membres de la communauté française au Maroc et de nombreux enseignant-chercheur.

Sahara : le plan marocain d'autonomie, "une base de réflexion sérieuse et crédible"

Le plan marocain d'autonomie est "une base de réflexion sérieuse et crédible" pour le règlement de la question du Sahara, a affirmé le ministre français de l'économie et des finances Pierre Moscovici.

"La France considère toujours que le Plan marocain d'autonomie constitue une base de réflexion sérieuse et crédible" pour le règlement de la question du Sahara, a souligné M. Moscovici, qui était l'''invité de la Rédaction" de Radio Médi1, vendredi matin.

Evoquant la question de l'intégration maghrébine, le ministre français a relevé que la France croit en l'intégration régionale, mettant en exergue le coût économique de la non-intégration, en matière de croissance, d'emploi et de perspectives de prospérité pour les peuples de la région.

Sur les entraves qui bloquent cette intégration, notamment le différend artificiel autour du Sahara, il a noté qu'"il revient aux pays de la région de travailler en faveur de cette intégration souhaitée par la France".

Revenant par ailleurs sur le partenariat économique entre le Maroc et la France, M. Moscovici a souligné le caractère "exceptionnel et solide" des relations économiques bilatérales, rappelant que la France et le premier client, fournisseur et investisseur étranger dans le Royaume avec plus de 40 entreprises et 750 filiales, soit 120.000 emplois. 

Le ministre français a ajouté que malgré un contexte de rareté budgétaire, les deux pays œuvrent pour prospecter d'autres pistes d'investissement, notamment en matière de projets d'infrastructure et de transport, mettant l'accent sur l'importance du développement du partenariat public-privé et de la co-localisation.

M. Moscovici a rappelé à cet égard la signature avec le ministère marocain de l'Economie et des Finances d'un accord de ligne de crédit de l'ordre de 25 millions d'euros destiné au développement des PME et la conclusion d'une convention avec l'Agence française de développement (AFD) portant sur l'assistance technique et financière au profit aussi bien des PME françaises installées au Maroc ou désireuse d'y investir, que marocaines .

Le chef du gouvernement s'entretient avec le ministre français de l'Economie et des finances

Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane s'est entretenu, jeudi à Rabat, avec le ministre français de l'Economie et des finances, Pierre Moscovici en visite de travail au Maroc.

Lors de cette rencontre, les deux parties ont salué l'excellence du partenariat d'excellence unissant le Maroc et la France, exprimant la volonté des deux pays de voir cette coopération se renforcer davantage notamment dans les domaines économiques, de l'échange d'expertise et de la promotion de l'investissement.

MM. Benkirane et Moscovici se sont félicités, à cet égard, de la signature d'une nouvelle convention pour le financement des petites et moyennes entreprises et le renforcement du partenariat entre l'Agence française de développement (AFD) et le Caisse Centrale de Garantie (CCG). 

Dans une déclaration à la presse à l'issue de cette entrevue, M. Moscovici a indiqué que sa visite au Maroc tend à développer les investissements ainsi que les petites et moyennes entreprises, notamment à travers une ligne de crédit de 25 millions d'euros pour promouvoir leurs activités économiques.

Il a souligné que les relations entre le Maroc et la France sont "fondées sur une histoire partagée et sur des intérêts économiques communs vu que la France est le premier fournisseur, premier client et premier investisseur au Maroc", ajoutant qu'en terme d'échanges commerciaux "la France est également en première position".

Le ministre français a relevé que sa visite vise aussi à renforcer la coopération bilatérale, notamment dans le domaine des infrastructures, du transport et à travers des partenariats public-privé, outre le développement de la coopération nord-sud. 

Il a mis un accent particulier sur l'action commune tournée vers l'Afrique "un continent en pleine expansion et qui regorgent d'opportunités importantes dans les infrastructures et l'aménagement urbain", assurant que "les relations traditionnelles entre le Maroc et la France, inscrites dans notre histoire, ont vocation à se renouveler" et contribuent à consolider le partenariat économique et les échanges commerciaux entre les deux pays.

Le Maroc et la France renforcent leur coopération en faveur des PME

Le Maroc et la France ont signé, jeudi à Rabat, une déclaration d'intention relative au financement des petites et moyennes entreprises (PME) et qui vise à renforcer la coopération technique et financière et en matière de formation.

Signée par le ministre de l'Economie et des finances, Mohammed Boussaid et son homologue français, Pierre Moscovici, qui effectue une visite de travail au Maroc, cette déclaration prévoit un transfert des ressources du Fonds de garantie français en faveur du Maroc, actuellement de l'ordre de 26 millions d'euros, au Fonds de garantie PME mis en place par le ministère de l'Economie et des finances et géré par la Caisse centrale de garantie (CCG).

Cette coopération concerne le redéploiement des ressources de coopération financière de l'équivalent de 16 millions d'euros du Fonds de garantie de restructuration financière, et envisage un dispositif d'un montant maximum de 25 millions d'euros en vue d'améliorer l'accès au crédit des PME.

De même, un protocole de coopération a été signé entre la Banque publique d'investissement de France, l'Agence française de développement et la CCG qui vise le renforcement de leur coopération destinée à accroître la portée et l'efficacité de leurs mécanismes de partage de risques, ainsi que le financement des PME marocaines et françaises installées au Maroc ou désireuses d'y investir. 

Cet accord a aussi pour but de faciliter le développement international des entreprises de leurs pays respectifs, a déclaré à la MAP le directeur général de la CCG, Hicham Zanati Serghini.

Il vise aussi à contribuer, par le biais d'une assistance technique et d'appuis financiers à la CCG, à la mise en oeuvre de la politique publique de promotion des PME du Maroc et en particulier de soutien aux garanties, a-t-il ajouté. 

La signature des conventions intervient à l'issue d'entretiens entre les deux ministres qui ont porté sur les opportunités de consolider la coopération bilatérale dans les domaines économique et financier. 

"Nous avons insisté sur la priorité d'améliorer la compétitivité des petites et moyennes entreprises marocaines (PME) et de chercher de nouveaux instruments pour les accompagner", a déclaré à la presse M. Boussaid à l'issue de ces entretiens.

Pour sa part, M. Moscovici a souligné l'importance du soutien aux PME "où les jeunes acquièrent une formation".

Le renforcement de la coopération économique au centre d'entretiens entre le ministre de l'Economie et des finances et son homologue français

La consolidation de la coopération économique et financière entre le Maroc et la France a été au centre d'entretiens, jeudi à Rabat, entre le ministre de l'Economie et des finances, Mohammed Boussaid et son homologue français, Pierre Moscovici.

Les deux ministres ont abordé les perspectives et les opportunités offertes par la politique européenne de voisinage, le statut avancé du Maroc auprès de l'Union européenne et l'Union pour la Méditerranée pour le renforcement d'un partenariat stratégique mutuellement bénéfique.

Au début de ces entretiens, M. Boussaid s'est réjoui du caractère exceptionnel et privilégié des relations bilatérales, notamment dans les domaines économique et financier.

"Nous avons insisté sur la priorité d'améliorer la compétitivité des petites et moyennes entreprises marocaines (PME) et de chercher de nouveaux instruments pour les accompagner", a-t-il déclaré à la presse à l'issue de cette entrevue. 

A cette occasion, les deux responsables ont signé une déclaration d'intention relative à la coopération franco-marocaine en matière de financement des PME qui prévoit un appui à la fois technique, financier et en matière de formation.

De même, un protocole de coopération a été signé entre la Banque publique d'investissement de France, l'Agence française de développement et la Caisse centrale de garantie qui vise à accroître la portée et l'efficacité de leurs mécanismes de partage de risques, ainsi que le financement des petites et moyennes entreprises marocaines et françaises installées au Maroc ou désireuses d'y investir. 

Les entretiens ont porté également sur la nécessité de "consolider la coopération dans la réalisation des projets structurants", notamment dans le domaine des infrastructures, selon le ministre marocain.

Les deux parties ont discuté des opportunités qui "permettent de conforter notre ambition de positionner le Maroc en tant que plateforme de production et d'exportation", a-t-il ajouté.

Pour sa part, M. Moscovici, qui effectue une visite de travail au Maroc, a indiqué que "sa visite s'inscrit dans une série de visites bilatérales dont la densité illustre la qualité des liens entre la France et le Maroc et la volonté de la France de consolider et d'approfondir ces liens qui unissent nos deux nations". 

"Nous avons évoqué la façon de renforcer encore cette coopération dans plusieurs secteurs", a-t-il déclaré à la presse, exprimant la volonté de son pays de "favoriser les co-localisations". 

La France veut mieux se positionner sur de nouveaux secteurs au Maroc

La France veut "mieux se positionner sur les nouveaux secteurs stratégiques pour le développement du Maroc que sont le développement des villes", a affirmé le ministre français de l'Economie et des finances, Pierre Moscovici.

Ces secteurs sont les transports urbains, éco-cités, habitat social, agroalimentaire et les énergies renouvelables, a précisé M. Moscovici dans une interview accordée au quotidien "L'Economiste" parue jeudi. 

Il a exprimé également le souhait de son pays d'encourager davantage l'implantation des PME françaises au Maroc et faire venir plus d'investisseurs marocains en France.

"Nous avons à cœur, depuis notre arrivée au pouvoir, de poursuivre les projets structurants ( ), tout en travaillant à développer un tissu dense de relations commerciales et économiques autour des PME", a-t-il insisté. 

"Encourager les grandes entreprises à mettre en place des stratégies conjointes en direction des marchés africains constitue une perspective d'avenir pour le partenariat économique entre la France et le Maroc", a-t-il estimé, soulignant l'importance de la co-localisation qui a des impacts positifs sur l'économie des deux pays.

"Pour le Maroc, on y crée de l'activité, on y transfère un savoir-faire et on contribue à y former de la main d'œuvre. Pour la France, de tels investissements peuvent aussi avoir des retombées positives pour notre économie en termes d'emplois, de recherche et de balance des paiements", a-t-il dit.

Evoquant les investissements français au Royaume, le ministre a précisé que plusieurs offres d'entreprises françaises ont été présentées ou sont en cours de formulation sur la seconde tranche de la centrale solaire de Ouarzazate, le métro aérien de Casablanca ou les bus à haut niveau de services.

Il a, par ailleurs, salué les mesures "courageuses" adoptées par le chef de gouvernement en matière de hausse des prix des carburants qui "constituent un pas important pour assainir les finances publiques", ajoutant que "la réforme en cours de la compensation et celle annoncée du système des retraites s'inscrit dans cette dynamique".

M. Moscovici s'est également félicité des réformes engagées au Maroc lors de la dernière décennie sous l'initiative de SM le Roi Mohammed VI et qui ont "permis à ce pays de répondre avec pertinence aux aspirations populaires exprimées dans le cadre du printemps arabe".

"Le Maroc fait aujourd'hui figure de modèle, car il démontre qu'il est possible de réformer dans la stabilité", a-t-il conclu. 

La France est le premier partenaire économique et commercial du Maroc avec 8 milliards d'euros d'échanges commerciaux annuels, plus de la moitié des investissements directs étrangers et 750 filiales d'entreprises françaises qui génèrent plus de 120.000 emplois.

-MAP-