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Jeudi 24 Octobre 2013

Journée d'étude sous le thème "Projet de Loi de finances 2014: perspectives et défis"

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Journée d'étude sous le thème

Initiée par les groupes de la majorité aux deux Chambres du Parlement, une journée d'étude a été organisée, le jeudi 24 octobre 2013, sous le thème "Projet de Loi de finances 2014: perspectives et défis". En voici le résumé des interventions :

M. Benkirane : Le gouvernement œuvre dans le cadre de la pleine légalité et jouit de la confiance royale et populaire

Le Chef du gouvernement et Secrétaire général du Parti de la Justice et Développement (PJD), M. Abdelilah Benkirane a affirmé que le Maroc dispose aujourd'hui d'un gouvernement qui œuvre dans le cadre de la pleine légalité et jouit de la confiance royale et populaire.

M. Benkirane a souligné que le gouvernement ne craint aucun appel lancé pour son investiture parlementaire et ne cèdera à aucune tentative de perturbation, précisant que "si l'opposition a adressé une correspondance à ce sujet au Conseil constitutionnel, nous sommes dans l'attente de sa décision".

Le principal souci est que le gouvernement ait le sentiment d'être soutenu par une véritable majorité qui travaille en parfaite harmonie et homogénéité, a soutenu M. Benkirane, ajoutant que les secrétaires généraux des partis de la majorité vont consentir davantage d'efforts pour consacrer la logique de la collaboration, de l'entente, de la tolérance et de la cohabitation, étant donné qu'il ne faut jamais laisser libre voie à une quelconque zizanie au sein de la majorité.

La réussite du gouvernement est celle de la patrie, de toutes ses composantes et de l'opposition qui fait aussi partie de cette nation, a-t-il poursuivi, se disant convaincu que l'actuel gouvernement réalisera beaucoup de bonnes choses.

M. Benkirane a en outre appelé les députés et les conseillers à être à la hauteur de l'étape historique que vit le Royaume, à travers l'adoption d'une approche basée sur l'entente, la coopération et la défense des intérêts du pays loin de toute autre considération, insistant sur la nécessité d'œuvrer pour garantir la réussite du gouvernement et non pas pour défendre l'intérêt du parti.

Il a par ailleurs estimé que certains partis politiques croient que la politique est la manière de tirer des gains, décrocher des sièges et des attributions, mais l'Histoire ne se rappelle que de ceux qui ont rendus des services au pays.

M. Benabdallah pour "un calendrier bien défini" en vue de réaliser les projets contenus dans le programme gouvernemental

Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdallah, a appelé à la mise en place d'un calendrier bien défini pour la réalisation des projets contenus dans le programme du gouvernement durant ce qui reste du mandat de l'actuel exécutif.

M. Benabdallah a mis l'accent sur la nécessité d'œuvrer durant l'actuelle période pour le renforcement de tous les aspects de cohésion, d'homogénéité et d'action commune, soulignant que l'exécutif maintient une politique de "la main tendue à tous". 

Selon le secrétaire général du PPS, le projet de loi des finances 2014 constitue le premier teste qui donnerait la pleine mesure de l'engagement du gouvernement à œuvrer pour satisfaire les attentes des citoyens, appelant les groupes de la majorité à travailler en complémentarité avec le gouvernement et à présenter des amendements communs, le but étant d'enrichir ce projet de manière à consolider la confiance des investisseurs et à donner des signaux rassurants sur le plan social. 

Tout en soulignant que le processus de développement nécessite une démocratisation basée sur "une démarche solidaire", M. Benabdallah a assuré que les orientations contenues dans le projet de loi de Finances "suscite la confiance". 

D'autre part, il a exprimé la fierté du PPS de continuer à œuvrer dans le cadre de la nouvelle majorité après le ralliement du parti du Rassemblement national des indépendants (RNI), ajoutant que la formation de cette nouvelle coalition gouvernementale constitue en soi-même "une victoire" qui permettra au Maroc de sortir d'une situation difficile qui avait eu un impact en dépit des efforts déployés, dans le mesure où le gouvernement n'a pas pu entrepris les actions qu'il comptait accomplir sur la voie des grandes réformes (MAP).

M. Laenser : Les divergences au sein de la majorité doivent être gérées dans le cadre du dialogue

Les divergences entre les composantes de la majorité doivent être gérées dans le cadre du dialogue, a souligné le secrétaire général du Mouvement Populaire, Mohand Laenser.

M. Laenser a noté que la majorité gouvernementale est formée de quatre partis et que, de ce fait, "des différences dans les points de vue subsisteraient entre ces composantes, en dépit de leur programme conjoint".

Pour M. Laenser, il est de la responsabilité des partis de la majorité de savoir gérer ces divergences, indiquant dans ce sens qu'il est nécessaire d'activer les mécanismes mis en place à cet effet sur les plans du gouvernement, des présidents des groupes au sein du Parlement et des parlementaires.

Après avoir rappelé la période difficile traversée par la majorité précédente, il a mis l'accent sur la nécessité de changer la méthode de travail en privilégiant une approche de concertation entre les composantes de la majorité, en vue de renforcer l'action du gouvernement, améliorer son efficacité et lui permettre de relever les défis, notamment celui du temps restant dans le mandat de ce gouvernement.

La première épreuve de la nouvelle majorité sera le Projet de la loi de finance 2014, a relevé M. Laenser, appelant à renforcer la coordination entre les composantes de la majorité tout au long du processus d'approbation par le pouvoir législatif.

M. Boussaid : Le projet de loi de finances 2014 porteur d'espoir et se base sur une vision réaliste dans l'élaboration de ses objectifs

Le projet de loi de finances 2014 est porteur d'espoir et se base sur une vision réaliste dans l'élaboration de ses objectifs, a affirmé le ministre de l'Economie et des Finances, Mohamed Boussaïd.

Le ministre a souligné que ce projet prend en considération les acquis réalisés, mettant en relief le contexte et les contraintes qui ont influé sur l'élaboration de ce projet, en particulier les conséquences de la crise économique en Europe, et les dangers géopolitiques toujours existant.

Et d'ajouter que ce texte intervient dans un contexte national marqué par des résultats encourageants, à savoir une bonne récolte agricole, l'amélioration continue de la performance des secteurs relevant des Métiers mondiaux du Maroc, la contribution positive des échanges commerciaux à la croissance et l'amélioration des revenus touristiques et des transferts des Marocains résidant à l'étranger.

Parmi les facteurs ayant présidé à l'élaboration de ce projet figurent le rééquilibrage des finances publiques afin de booster la confiance des investisseurs et en même temps assurer les conditions propices à une croissance économique, a-t-il dit.

La stabilité politique dont jouit le Maroc devrait aussi inciter à attirer davantage d'investissements, a souligné le ministre, ajoutant que la conception sur laquelle s'est basée l'élaboration de ce texte se base sur quatre principaux piliers, à savoir lancer une dynamique de croissance via l'investissement et accompagner cette dynamique par des mesures équilibrées dans le sens de l'adoption de réformes relatives au système des subventions, à la réforme fiscale et aux régimes de retraite.

Le troisième pilier porte sur une orientation cohérente des politiques sociales tout en oeuvrant à assurer leur complémentarité, a expliqué l'argentier du Royaume, ajoutant que le dernier pilier est relatif à l'accélération de l'action législative et institutionnelle afin de mettre en œuvre la nouvelle constitution.

Le projet de loi de finances 2014 ambitionne de ramener le déficit budgétaire à 4,9 pc du produit intérieur brut (PIB), sur la base des hypothèses d'un taux de croissance du PIB de 4,2 pc en 2014, d'un taux de change moyen de 8,5 DH/dollar et d'un cours moyen de pétrole de 105 dollars le baril.

Le montant total des charges s'établit à plus de 367,20 milliards de dirhams (MMDH) en 2014 contre plus de 358,20 MMDH en 2013, soit une augmentation de 2,51 pc, alors que les ressources devraient atteindre environ 335,18 MMDH en 2014, en baisse de 3,1 pc par rapport à 2013.

A cet effet, il ressort de ces chiffres un excédent des charges sur les ressources en hausse de 160,57 pc en 2014 par rapport à 2013, a affirmé le ministre. 

M. Birou : Le RNI animé d'une ferme volonté d'oeuvrer en harmonie avec les composantes de la nouvelle majorité gouvernementale

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) est animé d'une ferme volonté d'oeuvrer en pleine harmonie avec les composantes de la nouvelle majorité gouvernementale pour répondre aux attentes des citoyens et relever les défis auxquels le Maroc fait face, a affirmé M. Aniss Birou, membre du bureau politique du parti.

"Nous sommes conscients de la grande responsabilité dont nous sommes dépositaires, qui consiste à réaliser l'harmonie qui est le garant du rendement et de l'efficacité et pour répondre aux attentes et aspirations des citoyens", a souligné M. Birou, qui représentait le président du RNI Salaheddine Mezouar.

M. Birou a ajouté que le RNI oeuvre avec un esprit ouvert pour contribuer avec abnégation et dans le cadre d'un seule équipe, à la réalisation des objectifs du développement et à la lutte contre la pauvreté, le chômage et la marginalisation.

"Nous avons besoin de clarté dans la vision et les priorités, d'un gouvernement qui est sur la même longueur d'ondes et d'une majorité harmonieuse, l'objectif étant de traduire le discours dans les faits et la pratique", a-t-il noté.

Il a relevé que le projet de loi de Finances constitue une étape fondamentale permettant un nouveau départ basé sur les accumulations réalisées par l'exécutif actuel et les précédents gouvernements en vue de réaliser les aspirations des citoyens dans le cadre d'une politique de proximité.

Par ailleurs, il a plaidé pour la gestion des divergences au sein des composantes de la majorité, qui sont, a-t-il estimé, une chose tout à fait ordinaire, et ce dans le cadre d'un débat sérieux et responsable.

-MAP-