Logo Logo
Le Maroc souligne à l’UNESCO son engagement pour une science "ouverte" et "partagée"

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a souligné, mercredi 26 Mars à Paris, l’engagement du Maroc pour une science « ouverte » et « partagée » dans le cadre de sa participation au Dialogue ministériel mondial sur la diplomatie scientifique organisé au siège de l’UNESCO.

« Le Maroc est engagé pour une science ouverte qui soit véritablement partagée, respectant les impératifs de sécurité et permettant aux chercheurs du monde entier de contribuer activement à la connaissance collective », a affirmé M. El Midaoui qui coprésidait avec la Sous-Directrice générale pour les Sciences exactes et naturelles à l’UNESCO, Lidia Brito, une table ronde consacrée à « La diplomatie scientifique pour les ressources naturelles et scientifiques partagées », en présence notamment de l'ambassadeur délégué permanent du Royaume auprès de l’organisation onusienne, Samir Addahre.

Ouvrant cette rencontre, ponctuée de déclarations de ministres et de Chefs de délégations sur la façon dont la diplomatie scientifique peut contribuer à la gestion efficace des ressources naturelles partagées et des infrastructures scientifiques, le ministre a relevé, d’emblée, la pertinence de cette thématique qui « revêt une importance particulière dans un contexte mondial où la coopération scientifique et la gestion durable des ressources sont essentielles pour relever les défis communs ».

Pour relever ces défis, a-t-il rappelé, le Royaume du Maroc s'est engagé dans une dynamique de reformes ambitieuse, guidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à travers le Nouveau Modèle de Développement, qui « place le capital humain, la science, la technologie et la coopération au cœur des leviers stratégiques permettant de relever les grands défis contemporains ».

Dans un monde interconnecté, où les ressources naturelles et les ressources scientifiques sont des biens communs nécessitant "une gestion collective, transparente et responsable", le ministre estime que la diplomatie scientifique s'impose comme « un levier stratégique » pour garantir cette gestion, en facilitant la coopération internationale, le partage de connaissances et le respect des principes d'équité, ainsi que pour stimuler la recherche scientifique coopérative et relever ensemble les défis mondiaux, notamment le changement climatique, la perte de biodiversité, la pollution, les maladies émergentes et les pandémies, ainsi que les questions cruciales liées à l'alimentation, à l'eau et à l'énergie.

M. El Midaoui qui défend dans le même sens « la science ouverte » comme « levier pour l'innovation et le développement durable", a indiqué que son département « œuvre activement dans cet esprit », plaçant la coopération scientifique « au coeur de ses engagements pour la gestion durable des ressources naturelles et scientifiques en développant des partenariats stratégiques et des échanges scientifiques avec ses homologues régionaux et internationaux ».

« En unissant nos forces et en renforçant notre coopération, nous pouvons construire un avenir où la science et la connaissance circulent librement, où la recherche est protégée et où la diplomatie scientifique contribue à un monde plus stable et plus prospère », a assuré M. El Midaoui qui plaide pour « une diplomatie scientifique efficace et inclusive » pour une coopération qui « facilite le partage des savoirs, le dialogue entre les nations et la mise en œuvre de solutions innovantes au service du progrès commun ».

Si, à ses yeux, la diplomatie scientifique est « un moteur fondamental » pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), en garantissant un accès libre et transparent à l'information scientifique, facilitant ainsi la collaboration entre chercheurs, gouvernements et acteurs de la société civile, le ministre prévient, en revanche, que l'un des défis majeurs de la science ouverte réside dans la protection de la recherche scientifique, « en particulier certaines données sensibles, telles que celles relatives à la santé, la biotechnologie ou l'intelligence artificielle, nécessitent une protection rigoureuse ».

« Nous devons être vigilants face aux risques de détournement des recherches à double usage, tout en veillant à garantir la souveraineté scientifique », a-t-il soutenu, en insistant sur l’importance de promouvoir « une science ouverte, équitable et sécurisée ».

Il a évoqué à ce titre le rôle de l'UNESCO et des organisations internationales qui facilitent la mise en place de mécanismes de gouvernance pour les pays membres et soutiennent la création de plateformes régionales pour le partage d'infrastructures scientifiques, notant que l'organisation onusienne, à travers sa Recommandation de 2021 sur la science ouverte, joue un rôle central dans l'établissement de cadres de gouvernance scientifique équilibrés, en encourageant l'accès libre aux publications, aux données et aux infrastructures scientifiques, tout en soutenant un dialogue inclusif entre la communauté scientifique et d'autres systèmes de connaissances.

Et de conclure : « La science ouverte doit être un moteur d'inclusion, mais aussi de souveraineté scientifique. Il est essentiel de trouver le juste équilibre entre l'accessibilité et la protection des connaissances afin de garantir que l'innovation prospère sans compromettre la sécurité et la souveraineté des nations ».

S'inscrivant dans le cadre de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable, le Dialogue ministériel mondial sur la diplomatie scientifique vise à encourager une réflexion internationale sur une nouvelle approche mondiale pour la diplomatie scientifique, en réponse aux besoins de nos sociétés contemporaines.

(MAP: 27 Mars 2025)

Continuez votre visite sur notre Portail