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Mercredi 4 Novembre 2015

Le Président de la BERD en visite de Travail au Maroc

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Le Président de la BERD en visite de Travail au Maroc

M. Benkirane s'entretient avec le président de la BERD

Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, s'est entretenu, mercredi à Rabat, avec le président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Suma Chakrabarti, des moyens à même de renforcer la coopération entre le gouvernement marocain et l'institution financière européenne.

Les deux parties ont examiné les perspectives de coopération bilatérale ainsi que la possibilité de mettre en place des mécanismes de coopération visant à soutenir l'investissement et à améliorer le climat des affaires, indique un communiqué du département du Chef du gouvernement.

M. Chakrabarti a exprimé, lors de cette rencontre, sa grande satisfaction du niveau de partenariat entre le Royaume et la BERD, précisant que les financements accordés au Maroc depuis 2012 ont atteint près de 700 millions d'euros ayant bénéficié à plus de 30 projets de développement intéressant le secteur public et les petites et moyennes entreprises, souligne le communiqué.

La BERD est disposée à poursuivre et à augmenter la cadence de sa coopération avec le Maroc dans tous les domaines, a-t-il dit, ajoutant que l'institution financière européenne a augmenté son effectif opérant au Maroc et compte ouvrir de nouveau bureaux pour accompagner la nouvelle dynamique que connaît l'économie marocaine et traiter le grand nombre de projets d'investissement sollicitant ses financements.

M. Chakrabarti, qui effectue une visite de travail au Maroc dans le cadre de sa participation aux travaux du premier forum économique de la région du sud et de l'est du bassin méditerranéen, organisé mercredi à Skhirat par la BERD, s'est félicité de la tenue de cette manifestation, soulignant que le Royaume constitue un exemple à suivre dans la région et une plateforme exceptionnelle pour le rayonnement des programmes de la Banque compte tenu des réalisation importantes accomplies par le gouvernement en matière d'encouragement et de mise en œuvre des réformes politiques, économiques et sociales.

M. Benkirane a, de son côté, souligné que le gouvernement est déterminé à poursuivre sa coopération fructueuse avec la BERD et à oeuvrer à renforcer la dynamique économique et sociale qui a marqué les dernières années à travers la mise en œuvre de davantage de réformes visant à immuniser l'économie marocaine, à préserver les équilibres macro-économiques, à encourager et accompagner l'investissement et à consacrer la justice sociale.

Prêt de 35 millions d'euros de la BERD à l'ONEE

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé mercredi l'octroi d'un prêt de 35 millions d'euros à l'Office National de l'Electricité et de l'Eau Potable (ONEE).

Ce prêt permettra à l'ONEE de financer un programme visant la réhabilitation de 12 petites et moyennes centrales hydroélectriques et la mise à niveau de leur système de sécurité, ce qui devra prolonger la durée de vie de ces centrales et améliorer leur efficacité énergétique, a précisé la banque européenne dans un communiqué.

Ce financement, le troisième du genre accordé par la BERD à l'ONEE, renforce les relations déjà étroites entre les deux parties et témoigne de l'engagement fort de la banque européenne pour le développement du secteur de l'énergie au Maroc, a indiqué la même source.

"Investir dans les énergies renouvelables constitue une priorité pour la BERD au Maroc", a dit le directeur du bureau de cette banque au Royaume Laurent Chabrier, soulignant l'importance de la mise à niveau des centrales hydroélectriques du pays, tout en respectant les exigences de la protection de l'environnement.

Quant au Directeur des énergies renouvelables à l'ONEE Hassan Rmili, il a fait savoir que ce projet prévoit l'amélioration de l'efficacité des centrales hydroélectriques, alors que le Directeur du département technique de l'ONEE Bouchra Abderrahim a indiqué que la réalisation de ce projet s'inscrit en droite ligne de la stratégique nationale de l'énergie visant la promotion des énergies renouvelables.

Le Maroc est un membre fondateur de la BERD et, à ce jour, la Banque y a investi près 500 millions d'euros dans 20 projets à travers tout le pays, auxquels s'ajoutent 130 millions d'euros de lignes de crédit en faveur de la facilitation des échanges, accordés par l'intermédiaire de banques locales.

La présidente de la CGEM plaide pour une intégration économique plus prononcée dans la région SEMED

La Présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah Chaqroun a plaidé, mercredi à Skhirat, pour une intégration économique plus prononcée entre les pays de la région Sud-Est de la Méditerranée (SEMED) de manière à exploiter les différentes potentialités dont dispose la région. 

"Nos échanges représentent à peine 2 pc du commerce global de chacun des pays membres de l'accord d'Agadir (...) Il nous reste donc à prendre toute la mesure de ces opportunités ratées et faire en sorte que nos économies tendent vers une intégration économique plus prononcée", a relevé Mme Bensalah Chaqroun, qui s'exprimait à l'ouverture du premier forum des affaires de la région Sud-Est de la Méditerranée (SEMED), organisé à Skhirat par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), sous le thème, "Libérer le potentiel économique de la région SEMED".

Elle a également souligné que pour libérer ce potentiel, "il n'y a pas de miracle, ni non plus de recette toute faite, tant est-il que chaque pays a des spécificités inhérentes à son histoire et à ses aspirations de développement économique et social".

La présidente de la CGEM a aussi précisé que certaines conditions doivent être réunies pour libérer ce potentiel et permettre au secteur privé, d'investir davantage, de produire de la richesse et de créer des emplois pérennes.

Elle a, par la même occasion, ajouté que la stabilité politique est, bien entendu, une de ces conditions, notant que l'environnement des affaires constitue, lui, la pierre angulaire de ce développement.

"L'autre moyen de libérer le potentiel de la région Sud Est de la Méditerranée est de donner à nos entreprises une ouverture sur le monde autre que celle que nous connaissons aujourd'hui", a insisté Mme Bensalah Chaqroun.

Elle a, entre autres, annoncé la création au cours des prochaines semaines, d'un Conseil d'affaires des pays membres de l'accord d'Agadir à Casablanca.

S'exprimant par la même occasion, le ministre jordanien de la Planification et de la coopération internationale, Imad Najib Fakhoury, a relevé l'impératif de tirer profit des différentes opportunités de coopération offertes, notant que son pays a depuis toujours fait preuve de résilience dans une région géopolitiquement instable et marquée par de fortes tensions.

Représentant le gouvernement tunisien, Amel Azzouz a, pour sa part, estimé qu'il temps d'insuffler une nouvelle dynamique à la coopération au niveau de la région, de manière à faire face aux différents défis posés et instaurer les bases d'un développement durable et inclusif.

De son côté, l'Ambassadeur d'Egypte au Maroc, qui s'exprimait au nom du ministre égyptien de la Coopération internationale Sahar Nasr, a souligné que son pays est engagé dans une batterie de réformes et chantiers en vue de répondre aux besoins exprimés par la population tout en transformant le paysage économique à travers notamment l'amélioration du climat des affaires et des partenariats Public-Privé. 

Il est à rappeler qu'en marge de ce forum, la BERD a procédé à la signature d'un prêt de 35 millions d'euros avec l'Office National de l'Electricité et de l'Eau Potable (ONEE) pour financer un programme de réhabilitation de 12 centrales hydroélectriques petites et moyennes et la rénovation des éléments de sécurité. 

Elle a aussi accordé un prêt de 5 millions d'euros au Fonds Albaraka Micro pour consentir des prêts en monnaie locale à leurs clients dans le segment des micro-entreprises.

L'institution bancaire a également accordé 6.000 euros de consultation locale au producteur de pièces en caoutchouc mécaniques pour l'automobile (GECAM) qui marque le 200e projet au Maroc. Ces petites entreprises sont financées par les bailleurs de fonds au Maroc, notamment l'Union européenne.

Organisé sous les auspices du ministère marocain de l'Economie et des finances et en coopération avec la Confédération générale des entreprises du Maroc, le premier forum économique de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, est dédié à la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen (SEMED), en traitant des économies de l'Egypte, de la Jordanie, du Maroc et de la Tunisie. 

Durant cette manifestation qui a souligné l'engagement de la BERD pour aider à libérer le potentiel économique de la région, quatre séances de travail interactives ont réuni les dirigeants des secteurs publics et privés pour explorer les défis et les possibilités dans quatre domaines clés de la région, à savoir l'agro-industrie, l'industrie, les infrastructures et l'énergie durable.

Depuis 2012, la Banque investit dans la région SEMED dans divers secteurs. Ce niveau élevé du financement est combiné au soutien intensif des réformes politiques, aidant ainsi à améliorer le climat économique et à ouvrir les marchés à davantage d'investisseurs.

La libération du potentiel de la région SEMED requiert un projet sociétal, intégré et multidimensionnel 

La libération du potentiel de la région du Sud et de l’Est de la Méditerranée (SEMED) requiert la mise en œuvre d'un "projet sociétal intégré et multidimensionnel" qui inclut à la fois les questions politiques, sociales et économiques devant permettre aux énergies de se manifester et de s’épanouir, a affirmé, mercredi à Skhirat, le ministre de l'économie et des finances, M. Mohamed Boussaid. 

"Aujourd’hui, l’équation de la croissance et du développement est claire. Il ne s’agit pas seulement de stimuler l’accumulation du capital, mais plutôt et au-delà de faire en sorte que toutes les forces vives de nos populations soient impliquées dans le processus", a indiqué le ministre qui s'exprimait à l'ouverture d'un forum des affaires de la région Sud-Est de la Méditerranée (SEMED) tenu sous le thème "Libérer le potentiel économique de la région SEMED". 

Organisé sous les auspices du ministère de l’économie et des finances en collaboration avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le forum économique de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement , qui tient sa première édition au Maroc, est dédié à la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen (SEMED), en traitant des économies de l’Egypte, de la Jordanie, du Maroc et de la Tunisie M. Boussaid a fait savoir lors de cette rencontre que le Maroc poursuit ses efforts en matière d’investissements dans les services sociaux de base susceptibles de libérer le potentiel des populations démunies et de donner leurs chances aux couches sociales vulnérables, à travers notamment des investissements dans les secteurs de la santé, l’éducation, les routes rurales, l’accès à l’eau potable et à l’électricité.

Il a aussi relevé l'impératif de" repérer toutes les sources de croissance potentielles, qu’elles soient géographiques, climatiques ou naturelles", de manière à ce que" l’entreprenariat puisse se développer et promouvoir l’innovation et la diffusion des connaissances". 

"Le Maroc entend, outre les acquis socio-économiques indéniables déjà réalisés, relever les défis de la modernisation du pays, sa démocratisation et la diversification de son tissu productif vers des secteurs à forte valeur ajouté pourvoyeurs d’emplois et contribuant au renforcement de la cohésion sociale et spatiale", a souligné le ministre. 

Pour sa part, le président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Suma Chakrabarti, a mis l'accent sur les défis économiques auxquels les pays de la région sont confrontés, relevant la nécessité de stimuler la croissance et créer plus d'emplois d’une manière durable. 

"Nous voyons certes les problèmes, mais nous voyons aussi beaucoup d’opportunités", a-t-il dit. 

M. Chakrabarti a salué à cet égard les efforts consentis par la région SEMED ainsi que son impact sur la BERD, relevant que son établissement a beaucoup appris de ses premières années d’investissements dans la région. 

Et de préciser qu'avec ses investissements, la BERD a alloué depuis 2012, près de 2,3 milliards d'euros dans plus de 80 projets dans la région. 

"Notre impact peut également être mesuré en observant les vies que nous avons changé, les industries que nous avons transformées et les économies que nous rendons plus concurrentielles", a-t-il ajouté. 

Par ailleurs, le Président de la BERD a procédé à la signature d'un prêt de 35 millions d'euros avec l'Office National de l'Electricité et de l'Eau Potable (ONEE) pour financer un programme de réhabilitation de douze centrales hydroélectriques petites et moyennes et la rénovation des éléments de sécurité. 

Cette banque a accordé également un prêt de 5 millions euros au Fonds Albaraka Micro pour consentir des prêts en monnaie locale à leurs clients dans le segment des micro-entreprises. 

La BERD a en outre accordé 6.000 euros de consultation locale au producteur de pièces en caoutchouc mécaniques pour l'automobile (GECAM) qui marque le 200ème projet au Maroc. Ces petites entreprises sont financées par les bailleurs de fonds au Maroc, notamment l'Union européenne. 

La Banque européenne investit dans la région SEMED depuis 2012 dans divers secteurs. Ce niveau élevé du financement est combiné au soutien intensif des réformes politiques aidant ainsi à améliorer le climat économique et à ouvrir les marchés à davantage d’investisseurs. 

(MAP 04/11/2015)