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Vendredi 17 Mai 2013

Les réformes audacieuses impulsées par SM le Roi font du Maroc un modèle de gouvernance inédit en Méditerranée

Les réformes audacieuses impulsées par SM le Roi font du Maroc un modèle de gouvernance inédit en Méditerranée

Les réformes audacieuses impulsées par SM le Roi Mohammed VI font du Maroc un modèle de gouvernance inédit en Méditerranée et un partenaire privilégie de l'Europe, a affirmé vendredi à Lisbonne, M. Youssef Amrani, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération.

Le Maroc, voisin atlantique le plus proche du Portugal est un partenaire en mouvement grâce à ses multiples réformes politiques, économiques sociales et culturelles, qui témoignent d'un dynamisme sans précédent, et qui s'opèrent dans un contexte régional et international marqué par une série de mutations, a souligné M. Amrani qui s'exprimait lors d'une conférence sur le thème ‘'Maroc-Portugal: Un partenariat stratégique (Habitat, bâtiment et tourisme)''.

Le Maroc a été, bien avant le printemps arabe, précurseur dans plusieurs réformes qui lui ont permis de bénéficier, en octobre 2008, du ‘' Statut avancé'' dans le cadre de ses relations avec l'Union européenne. Il a été aussi le premier pays non européen à adhérer, en juillet 2009, au Centre Nord Sud du Conseil de l'Europe, a dit le ministre lors de cette rencontre à laquelle ont notamment pris part le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Portas, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdallah et l'ambassadeur du Maroc au Portugal, Karima Benyaich. 

Le Maroc, dont le parlement a bénéficié, en juin 2011, du statut de Partenaire pour la Démocratie, a été de même élu membre non permanent du Conseil de Sécurité pour la période 2012-2014, et porté, tout récemment, à la présidence de l'Union Interparlementaire. Autant de reconnaissances de l'ampleur et de la pertinence des réformes multidimensionnelles engagées sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, a affirmé M. Amrani. 

Le Maroc et le Portugal sont de grandes et vieilles nations qui ont su, à travers les siècles, tisser des liens d'une importance jamais démentie, a dit le ministre, notant que ce destin croisé de deux pays appartenant à des continents différents mais géographiquement, historiquement et culturellement proches, ne pouvait que s'inscrire dans une continuité historique, jalonnée par plusieurs étapes marquantes, comme la signature, en 1774, d'un Traité de Paix, de Navigation et de Commerce, l'ouverture en 1957, à Lisbonne, d'une représentation diplomatique marocaine, la première du monde arabe et africain, ainsi que la conclusion, en 1994, du Traité d'Amitié, de Coopération et de Bon Voisinage.

‘'Héritière d'une longue tradition d'échanges et d'ouverture, la coopération luso-marocaine est appelée, aujourd'hui, à faire preuve d'une adaptation et d'une imagination qu'exigent les défis de notre époque'', a-t-il préconisé, soulignant que cette adaptation est adossée à un socle bien solide : une densification des relations politiques en raison d'une ferme volonté de coopération au niveau bilatéral, comme au sein des instances régionales et internationales, ainsi qu'un renforcement de la coopération économique, marquée par l'adéquation entre la volonté des entreprises portugaises à s'internationaliser et la dynamique économique interne suscitée par les grands chantiers structurants ouverts au Maroc. 

Il a à ce propos cité à titre d'exemple l'augmentation des liaisons aériennes entre les deux pays qui atteignent actuellement 34 vols hebdomadaires, et la présence sur le sol marocain de plus de 200 entreprises portugaises, notant que de cette forte proximité ont découlé, un brassage humain et des mouvements migratoires qui ont laissé des marques indélébiles et un patrimoine culturel peu commun.

‘'Nous sommes convaincus de l'impérieuse nécessité de faire progresser notre coopération sur la base d'un partenariat gagnant-gagnant novateur et en adéquation avec les changements et avancées dans nos pays, dans notre région et dans le monde, a souligné le ministre.

Il a tenu à affirmer aux partenaires et opérateurs économiques portugais dans le domaine du tourisme, du bâtiment, de la construction et dans bien d'autres secteurs, que le Maroc a mené, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, une politique économique toute aussi volontariste'', relevant dans ce cadre, que le Royaume s'est attelé à promouvoir une stratégie de développement équilibrée dont l'objectif est d'offrir une croissance durable et équitable au profit de tous les Marocains. 

Sur le plan de la libéralisation des échanges, a-t-il indiqué, l'ouverture économique a été érigée en choix stratégique devant accompagner le processus de modernisation des structures économiques, une ouverture matérialisée par un renforcement des partenariats entre le Maroc et certaines régions du monde.

‘'Avec l'Union européenne, et au delà de l'Accord d'association qui nous lie, nous ambitionnons de renforcer notre ancrage au marché européen pour dépasser la simple logique commerciale et faire émerger, à terme, un espace économique commun maroco-européen, a-t-il souligné, assurant que le ‘' statut avancé ‘' du Maroc auprès de l'Union européenne se traduira par un processus ambitieux de rapprochement de la législation marocaine vers l'acquis communautaire, la conclusion d'un accord de libre échange approfondi, la dynamisation de la coopération sectorielle et le renforcement de la concertation politique. 

Pour M. Amrani, cette ouverture sur l'environnement régional se traduit tout naturellement par un attachement constant du Maroc à œuvrer en faveur de la construction du Grand Maghreb, gage de prospérité partagée et de stabilité pour l'ensemble des pays de la région.

Par ailleurs, la coopération Sud-Sud constitue une priorité pour le Maroc qui est lié avec les pays africains, par près de 500 accords de coopération, a dit M. Amrani, notant qu'outre la dimension bilatérale, les relations avec l'Afrique se développent également via une approche par les groupements régionaux, ou encore, dans un cadre triangulaire, où le Portugal et les entreprises portugaises doivent avoir toute leur place.

Parallèlement, le Maroc conduit des programmes ambitieux en matière de valorisation du potentiel humain et de développement social. Il est ainsi clair que le Maroc et le Portugal, séparés mais unis par l'Atlantique, ont des atouts indéniables à faire valoir, a-t-il observé, relevant qu'''aujourd'hui, la qualité de nos relations et la profondeur de nos liens politiques, économiques et culturels, forment un socle pour renforcer davantage notre partenariat". "Il nous appartient, donc, de concrétiser les objectifs et les desseins voulus par nos plus hautes autorités, et de saisir les nombreuses opportunités qui s'offrent à nous'', a encore insisté le ministre. 

Le groupe d'impulsion économique luso-marocain qui a tenu sa deuxième réunion en février dernier à Rabat, est un levier indispensable de notre coopération. De même, les lignes de crédits destinées au soutien de nos entreprises, qui ont été augmentées lors de la dernier Réunion de Haut Niveau, tenu en juin 2010, rappellent nos choix résolus en la matière, a-t-il dit.

En définitive, a noté M. Amrani, 'le rôle de nos entreprises en tant qu'acteur économique de premier ordre, ne peut que rehausser nos objectifs, et asseoir, dans la durée, notre ambition pour un partenariat gagnant-gagnant et pour un développement durable et solidaire''.

Ont notamment pris part à cette conférence organisée par l'ambassade du Maroc au Portugal avec la collaboration des hebdomadaires marocain ‘' Challenge'' et portugais ‘' Sol'', les Secrétaires d'Etat portugais au Tourisme et aux travaux publics et transports, Adolfo Mesquita Nunes et Sergio Monteiro, le Directeur Général de l'Office national marocain du tourisme (ONMT), Jamal Kilito, le vice-président de la Fédération Nationale du Tourisme (FNT), Fouad Lahbabi, le secrétaire général de la Fédération Nationale des Promoteurs immobiliers, Karim Lamrini et le Président du directoire du Groupe Al Omrane, Badr El Kanouni ainsi que Kamal Lahlou et José Antonio Saraiva, respectivement directeur des hebdomadaires ‘' Challenge'' et ‘' Sol''. 

Les travaux de cette conférence à laquelle ont aussi pris part des chefs d'entreprises portugaises, se sont articulés autour de trois panels, 'Le Maroc moderne : un chantier pour la construction et les travaux publics'', Le Maroc et le Portugal: deux destinations touristiques de choix'' et L'expérience des entreprises portugaises au Maroc.

- MAP -