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Le patrimoine et la création artistique marocains occupent une place de choix dans l’exposition «Vive la Mariée!», organisée à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris et consacrée aux traditions matrimoniales dans le monde arabe.

L’exposition, qui se poursuivra jusqu’à fin février prochain, fait la part belle au Maroc grâce à une importante collection d’objets, de tenues traditionnelles et de parures, tout en mettant en lumière le regard porté par des artistes contemporains sur ces traditions.

La Fondation nationale des musées (FNM) a notamment prêté à l’IMA toute une série de costumes et de parures liés au mariage, qui constituent une part importante de la richesse de cette exposition, inaugurée le 28 septembre dernier, et permettent au public parisien de découvrir la diversité des traditions vestimentaires et ornementales marocaines liées aux cérémonies nuptiales.

Ces pièces patrimoniales dialoguent avec les œuvres d’artistes contemporains, donnant à voir les pratiques traditionnelles avec les transformations des sociétés et les nouvelles interprétations artistiques du mariage, de la mémoire et de l’identité.

La scène marocaine est notamment représentée par Maïssane Alibrahimi, Daoud Aoulad-Syad, Carolle Bénitah, Khadija El Abyad, Ymane Fakhir, Fatna Gbouri, Sophia Kacimi, Yasmina Ouahid, Sara Ouhaddou et Ghizlane Sahli.

À travers leurs différents travaux (photographie, peinture, installation et arts visuels), ces artistes proposent des regards singuliers sur les traditions, les représentations sociales et les transformations culturelles liées au mariage au Maroc.

La photographie occupe notamment une place importante dans cette lecture contemporaine. Les travaux de Daoud Aoulad-Syad et de Ymane Fakhir s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la société marocaine, la mémoire et les mutations des pratiques culturelles.

L’exposition met également en avant des démarches contemporaines qui interrogent la transmission du patrimoine et le rapport entre tradition et modernité. Les œuvres de Khadija El Abyad, Ghizlane Sahli et Sara Ouhaddou illustrent notamment cette volonté de revisiter les héritages culturels à travers des pratiques artistiques contemporaines.

La présence de Fatna Gbouri contribue, par ailleurs, à inscrire cette sélection dans une perspective historique, en faisant dialoguer différentes générations de créateurs.

À travers cette exposition, l’IMA affirme proposer une exploration des pratiques matrimoniales dans le monde arabe en mettant en évidence leur diversité et leur évolution. Le mariage y apparaît à la fois comme un événement familial et social, mais aussi comme un espace de transmission des savoir-faire, des symboles, des identités et des mémoires collectives et la contribution du Maroc y est fortement saluée.

“Nous avons illustré la coopération qui est déjà extraordinairement foisonnante avec le Royaume du Maroc et avec ses musées, puisque la Fondation nationale des musées nous a prêté toute une série de costumes et de parures liées au mariage qui font aujourd'hui toute une partie de la richesse de l'exposition Vive la Mariée », s'était félicitée la directrice de l’IMA, Anne-Claire Legendre, dans une déclaration à la MAP à l’occasion du vernissage de l’exposition.

(MAP: 07 Octobre 2026) 

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