Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a réaffirmé, dimanche 08 Mars , son engagement à promouvoir l'égalité et à lutter contre les différentes formes de violence et de discrimination à l'égard des femmes et des filles, appelant à poursuivre la mobilisation collective pour garantir à cette catégorie la jouissance pleine et égale de tous les droits humains.
Dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée internationale des femmes, le Conseil a exhorté tous ses partenaires et acteurs concernés à mettre en œuvre le thème de cette année : "Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles", auquel il adhère, et à en faire un engagement commun et continu contre toutes les dispositions discriminatoires et les obstacles qui empêchent les Marocaines, femmes et filles, de jouir pleinement de leurs droits.
Le Conseil a également réaffirmé que la lutte contre la violence basée sur le genre figure parmi ses priorités majeures.
Citée dans le communiqué, la présidente du Conseil, Amina Bouayach, a souligné que le 8 mars est "l'occasion de nous pencher sur les lacunes de notre société et de célébrer les parcours de femmes ou de défenseurs des droits des femmes et des filles".
"Nous insistons, à cette occasion, sur la nécessité d'accorder la priorité à la défense de leur dignité et de leurs droits, tout en plaidant en faveur de l'autonomisation et de l'égalité pour toutes les femmes et les filles", a-t-elle soutenu.
Mme Bouayach, qui préside l'Alliance globale des institutions nationales des droits de l'Homme, a ajouté que dans la région MENA, en Afrique et dans d'autres continents et pays du monde, "nous n'avons pas encore réussi à combler complètement toutes les lacunes en matière de droits légaux entre les femmes et les hommes", précisant qu'au niveau mondial, les femmes ne jouissent que de 64 % des droits garantis par la loi aux hommes selon les estimations de l'ONU.
A cet égard, elle a noté que "si les progrès continuent au même ce rythme actuel, il faudra encore 286 années pour combler les écarts en matière de protection juridique des droits entre les sexes", un constat qui reflète l’ampleur du défi auquel sont encore confrontés les États, les acteurs et actrices concernés, ainsi que la communauté internationale.
Lorsque tous les droits juridiques ne sont pas garantis à toutes et à tous, la justice et l’équité ne peuvent être atteintes, a-t-elle poursuivi, faisant observer que garantir un accès plein et égal de toutes les femmes et les filles aux droits humains n’est pas un choix, mais un engagement et une condition essentielle pour construire des sociétés équitables, justes et durables.
Dans la même veine, Mme Bouayach a relevé qu'une femme sur trois est victime au cours de sa vie de l'une des formes les plus répandues de violation des droits humains dans le monde.
Et d’ajouter que la Journée internationale des droits des femmes n’est pas simplement un moment symbolique, mais un appel clair et renouvelé à l’action, car "les droits des femmes sont des droits humains, dont la réalisation nécessite des politiques solides, des lois justes et une société qui rejette toutes les formes de discrimination et de violence".
Dans cette perspective, le Conseil a indiqué qu’il continue à s’engager et à agir pour la promotion des droits des femmes et des filles, considérés comme une composante indissociable du système des droits humains.
Il a rappelé également avoir érigé les questions d’égalité, d’autonomisation économique des femmes et de lutte contre la violence basée sur le genre, en priorités essentielles, que ce soit dans le cadre du suivi sur le terrain et via les outils numériques, ou en matière de défense, de plaidoyer, de sensibilisation et d’expression d’avis sur les politiques publiques pertinentes, outre ses rapports et campagnes annuelles.
(MAP: 09 Mars 2026)