Logo Logo
Visual Accessibility Options
Content adjustements
Display adjustements

Le respect de la périodicité des élections constitue une occasion renouvelée pour renforcer la confiance et élargir la participation citoyenne, a affirmé, jeudi à Rabat, la présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach.

S'exprimant lors d'un point de presse consacré à la présentation du rapport préliminaire relatif à l'observation des élections législatives du 23 septembre, Mme Bouayach a souligné que le respect de la périodicité des élections et les enjeux de confiance et de participation impliquent une responsabilité qui s'étend sur toute la période inter-électorale en vue d'assurer la régularité du renouvellement des institutions, de renforcer la confiance par la transparence et la reddition des comptes, et d'élargir la participation grâce à une véritable égalité des chances.

Dans ce sillage, elle a mis l’accent sur la nécessité de maintenir l'inscription sur les listes électorales ouverte pendant la période préélectorale, avec une date limite clairement définie, d'évaluer le vote par procuration pour les Marocains résidant à l'étranger et d'adopter l'accessibilité comme critère fondamental pour le choix des bureaux de vote.

Elle a également invité les partis politiques à mettre en place des mécanismes transparents garantissant l'accès des femmes et des jeunes aux postes électifs et aux têtes de liste électorales, tout en préconisant d'ouvrir un débat sur les critères de la représentation et de l'équité spatiale, et d'élaborer des mesures visant à lever les obstacles rencontrés par certains catégories et territoires.

Mme Bouayach a, par ailleurs, mis l’accent sur l'importance de publier des données ventilées par âge, sexe, région et position du candidat afin de mesurer l'impact des réformes et la qualité de la participation.

Le Conseil souligne aussi la nécessité de garantir la liberté d'expression et de promouvoir l'utilisation de la langue amazighe dans la communication électorale, a-t-elle soutenu, insistant sur l'importance d'informer l’opinion publique des résultats des enquêtes et des mesures prises, dans le respect des garanties juridiques et des droits de toutes les parties.

Par ailleurs, la présidente du Conseil a révélé que selon les données recueillies auprès des observateurs du CNDH, présents dans 3.915 bureaux de vote, et des observateurs internationaux (1.644), le scrutin s’est déroulé dans un climat quasi-normal, hormis des cas de controverses et de désaccords sans incidence sur l’opération de vote.

L'échantillon d'observation du CNDH a porté sur 733 communes sur un total de 1.538, réparties entre 542 communes rurales et 191 communes et arrondissements urbains au niveau de 82 préfectures et provinces, a-t-elle signalé, notant que le taux de couverture du Conseil a atteint 8,9 % des bureaux de vote, un chiffre nettement supérieur à la norme internationale qui se situe entre 3 et 5 %.

De même, Mme Bouayach a relevé que, sur la base des données et indicateurs disponibles, les observateurs n’avaient constaté, durant la campagne, aucun parti pris de la part des autorités administratives en faveur d'une formation politique ou d'une liste en particulier.

Elle a également confirmé l’absence de violences généralisées, faisant savoir que le nombre total d’infractions et d’irrégularités enregistrées n’a pas excédé 3 % du total observé et analysé.

En outre, Mme Bouayach a souligné que le contexte social était un facteur déterminant pour les élections de 2026, expliquant que l'emploi, le pouvoir d'achat, la santé, l'éducation, la qualité des services publics et la justice spatiale figuraient parmi les principales préoccupations sociales.

Dans ce contexte, la présidente du CNDH a insisté sur l'importance particulière accordée aux jeunes, compte tenu des défis et des difficultés rencontrés par certains d'entre eux, notamment en matière d'accès au marché du travail, d'indépendance économique et de participation à la vie publique.

(MAP: 24 Septembre 2026)

Continuez votre visite sur notre Portail